Prix réduit ! Dans l'ombre du Corridor - Livre u médium Joël Ury - IFRES

Dans l'ombre du Corridor

de  IFRES

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Un livre d'après l'écriture automatique du médium Joël Ury

C'est le deuxième livre du genre. Après “Daniel je sais pourquoi”, un témoignage de l'au-delà d’un esprit endurci, subissant tour à tour la haine, la démence, le temps qui passe et enfin le réveil spirituel.

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Je me sentais impuissant, rempli de tant de peine ma vie, ma mémoire, les tenants de mon être pensant, je ne pouvais rien faire sauf hurler tel un chien aux abois, à la merci d’une nature austère et indifférente. J’aurais voulu vendre mon âme au diable pour un instant tenir ces hommes entre mes mains.

M’approchant à nouveau d’eux, je me jetai le ventre sur la table, cherchant à écraser les papiers qu’ils avaient posés dessus.

  - Non, non m’entendez-vous ?

La force de la colère augmentait, je me propulsai contre les meubles, les murs, les tableaux, les chandelles, le regard furieux et la bouche béante.

Soudain l’une des bougies s’éteignit !

Ce qui eut pour effet d’attirer leur attention.

Je stoppai essoufflé, éprouvant une certaine joie face à cette soudaine ouverture.

  - Oui, je suis là, m’entendez-vous ?!

Je me projetai face à eux, soufflant sur leur visage ces quelques mots :

  - M’entendez-vous… ?

Sans réaction de leur part, je tentai de souffler une autre bougie.

Au détour de mes mouvements, je percevais avec étonnement ces fameuses étincelles d’énergie que je croyais définitivement perdues.

  - Non regardez ma volonté, je suis encore le maître ici !

Les chandelles de la commode s’éteignaient !

  - Il y a des courants d’air ! Déclara l’un deux assez surpris.

  - Les fenêtres sont fermées, je n’en vois aucune par laquelle le souffle du vent aurait pu les éteindre, répondit une autre personne.

  - Non…c’est moi qui fais ces choses ! Je suis là à vos côtés Bon Dieu ! Epiant vos moindre gestes, devinant vos plus intimes pensées !

A ces mots, je perçus furtivement des ombres sournoises qui tournoyaient autour de moi. Inquiété, j’oubliai du coup ce que j’étais en train de faire. Ces ombres voulaient me parler. Je pouvais voir leurs yeux, petits et cruels.

Elles me disent :

  - Nous sommes là pour toi.

  - Que voulez-vous dire, demandai-je timidement, vous êtes ici pour moi, que dois-je comprendre ?

Ces ombres ne me répondirent pas, ne faisant que tourner lentement autour de moi tels des vautours autour de leur future proie. Sournoisement, je me dégageais de ce cercle et me dirigeais vers le vestibule, puis l’escalier, assurant mes pas, cherchant à dissimuler mon intention de fuir, alors très affecté par ce qui m’était déjà arrivé. Je pensais encore à l’apparition de mon épouse et ne voulais pas revivre une telle emprise. Arrivé en haut de l’escalier, les ombres qui m’avaient suivi se stoppèrent au milieu des marches. Elles demeuraient fixes, droites comme les dents d’une fourche. Elles me dévisageaient sans faillir. J’en comptais une dizaine et les observais, tendu comme le serait un cerf prêt à bondir pour échapper à la meute. Elles me scrutaient, dégageant une force captivante, un ascendant sur moi. Tout en continuant de s’approcher, elles me dirent :

  - Louis, nous sommes là pour toi, viens avec nous. Laisse donc tous ces gens et cette maison. Viens avec nous, nous allons te sortir de cette étreinte.

Leur discours et leur allure ne m’inspiraient pas confiance. Il ne pouvait rien sortir de bon de tout ceci. Alors je me mis à reculer vers le corridor. Les ombres ne me suivaient pas, se contentant de me regarder partir en faisant un léger mouvement de la tête.

Bientôt l’angle du mur me cachait de leur regard. Arrivé au bout du corridor mon cœur battait très fort, du moins ce que je croyais être encore mon cœur. Je ne le savais pas !

J’observais au bout du couloir la lueur qui se dégageait du grand escalier avec la peur de voir s’y décrocher les silhouettes macabres de ces mystérieux visiteurs.

Je ne savais pas le temps que j’ai passé là avant de me décider d’aller voir où elles étaient. La peur, l’angoisse prennent ici dans l’antichambre du caveau des allures et une intensité à laquelle rien ne nous prépare. Là dans l’ombre du corridor, anéanti, effrayé par la moindre chose même la plus familière, je m’accrochais au mur derrière moi, seul repère dans ce désarroi. Pourtant je ne pouvais oublier que j’avais été l’investigateur de tout ceci. Le temps où j’étais libre de mes mouvements, était révolu, celui où j’étais le maître !

Aujourd’hui ma maison est devenue le refuge de monstres, de tromperies qui prennent l’apparence de la vie et des miens pour mieux me tourmenter.

Puis il y a cet affront, la vente de mes biens.

Comment ai-je pu passer à côté de ceci ? Où est mon testament ? Et mes dernières volontés ? Et mes descendances où sont-elles passées, par quel marché obscur sont-elles été vendues, bradées ? Est-ce ma propre fille qui est à l’origine de cette banqueroute ?

Je ne pouvais supporter ces pensées, ni les contrôler ou les stopper. Je ne comprenais à mes dépens que le royaume des morts il est difficile de se contrôler !

Au bout d’un moment je me décidai à retourner dans le salon pour voir où étaient à présent tous ces gens. Arrivé en haut de l’escalier, je m’aperçus tout d’abord que les chandelles n’étaient plus allumées et que d’ailleurs beaucoup manquaient sur les appliques et les lustres. La rampe de l’escalier était poussiéreuse et le velours des marches terni. Je descendis dans le vestibule. Le salon était plongé dans l’obscurité, les rideaux tirés sur les meubles recouverts de draps.

  - Après les chambres, le salon maintenant, pensais-je.

Une nouvelle angoisse grandissait en moi. Où sont tous ces gens et l’acquéreur de la maison ?

Pourquoi est-elle ainsi laissée en désordre, volets et rideaux fermés ?

Je traversais toutes les pièces en enfilade, observant à chaque passage la trace du temps et de l’abandon.

Personne, tout était vide, je me trouvais cette fois-ci et pour de bon seul au beau milieu d’un cauchemar, le mien, celui de ma vengeance.

Chacun connait l’expression : faire les cent pas, mais peu en connaissent les effets, ici de ce côté de la vie. Ce n’est pas cent, ni mille ni même un millier, c’est mille fois plus que j’ai dû faire, marchant seul dans une atmosphère lugubre à l’horizon de plus en plus trouble. Ma vision se restreignait et, comme dans une mare de boue, mes jambes avaient du mal à se dégager du reste du plancher.

Fiche technique

GenreSpiritualité
LanguesFrançais
Nombre de pages269
Date de parutionaoût 2013
ÉditeurIFRES
AuteurJoël URY, médium

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Psychographié par Joël Ury

Une histoire qui nous plonge dans la mémoire sulfureuse d’un esprit endurci, subissant tour à tour la haine, la démence, le temps qui passe et enfin le réveil spirituel. Une histoire au couleur du 19ème siècle, faisant ressortir à souhait les atmosphères feutrées, faiblement éclairées par les chandeliers. Mais il est aussi le formidable état d’âme d’un être pensant, secoué par les remises en cause perpétuelles. Le doute de soi, de sa propre consistance y est poignant. Ce témoignage nous montre une autre facette de la mort et de ce qu’elle peut vouloir dire après le dernier souffle. Nous sommes loin des discours enchanteresses de l’après vie, où le passage à la vie spirituelle est vu comme une délivrance. Là, l’esprit livre une véritable lutte, tiraillé entre sa rancœur et la force des choses qui l’oblige à la repentance.
Illusion perdue dans les moments intemporels de sa mort, ou réalité étalée dans un continuum espace temps inextricable, ce témoignage est le résultat rigoureux d’une série d’expériences médiumniques. Nous y découvrons l’épopée d’un esprit commun, rendue en histoire fantasmagorique tant y sont troublants les teneurs et aboutissants. Le témoignage des esprits est précieux pour nous dépeindre ce que peut être notre propre expérience post-mortem, cette histoire doit nous démontrer que le passage à la conscience spirituelle n’est peut être pas aussi facile que supposé…

"Vais-je attendre encore longtemps ? Passé le noir de ma conscience, l'attente fait partie de ma vie. Dois-je donc encore rester ici à l'ombre de mon écriture, loin des regards et de toute considération ? Vais-je encore une fois taire mon amertume et mon chagrin, et ouvrir avec fracas les portes de mon chez moi, aux yeux ébahis et sous les cris stridents des bonnes femmes accourant et glissant sur les lames du parquet ! Pourtant cet homme semble m'attendre et le calme régnant dispose au recueillement et à l'écriture."

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Dans l'ombre du Corridor

Un livre d'après l'écriture automatique du médium Joël Ury

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